Mix parfait entre le couchsurfing et l’échange de maison

Mix parfait entre le couchsurfing et l’échange de maison

Le Nightswapping est largement inspiré de l’échange de maison et du couchsurfing. Utilisés par des milliers de personnes à travers le monde, ces deux concepts ont construit, année après année, des communautés de voyageurs, porteuses de valeurs de partage et d’ouverture. Décryptage.

L’échange de maison, un concept malin mais encore trop confidentiel

Cette pratique née dans les années 50 a tout d’abord touché le monde de l’enseignement avant de se répandre dans de nombreux foyers américains, australiens, canadiens et européens. Pendant longtemps, les échangeurs devaient faire preuve de beaucoup de patience pour conclure leurs échanges. Avant l’arrivée d’Internet et la création de dizaines de sites web spécialisés dans l’échange de maison, les voyageurs intéressés par ce type de séjour consultaient des catalogues imprimés et contactaient par courrier et téléphone des échangeurs aux quatre coins du monde.

Ces dernières années, si les outils ne sont largement améliorés,  le concept de l’échange de maison reste encore peu utilisé par les voyageurs du monde entier.

J’ai de suite adoré le concept de l’échange de maison. Mais j’avoue avoir toujours eu des difficultés à trouver facilement ce que je voulais. Le processus est long, les sites web parfois mal conçus, on est un peu livré à soi-même… Bref, même si au final, tout se passe bien, cela demande beaucoup de temps et d’anticipation.”, raconte Serge.

Nous avons voulu tester l’échange de maison pour partir à l’étranger 2 semaines avec mes 5 enfants. Cependant, nous n’étions pas prêts à aller n’importe où, n’importe quand. Une fois inscrits sur un site d’échange, nous avons fait plusieurs demandes, notamment au Canada. Malheureusement, à chaque fois, nous avons essuyé un refus. Parallèlement à ça, nous avons eu pas mal de demandes, mais aucune ne nous convenait.”, témoigne, Eric, propriétaire à Lyon.

 Le Couchsurfing, une communauté forte mais pas adaptée à tous les profils de voyageurs

L’histoire de Couchsurfing débute à la fin des années 90 lorsque Casey Fenton, alors en voyage en Islande, prend contact avec des étudiants de l’université de Reykjavik pour se faire héberger gracieusement et surtout, mieux s’immerger dans la culture du pays. Rapidement, il reçoit des dizaines de réponses positives ! Face à cet engouement, Casey fonde, quelques années plus tard, avec Daniel Hoffer, Sebastian Le Tuan et Leonardo Bassani da Silveira l’association CouchSurfing. L’objectif est clair : créer une communauté de voyageurs, centrée sur l’humain, s’hébergeant de manière gratuite, partout dans le monde.

9 ans plus tard, la communauté compte 4 millions de membres. Le site est toujours gratuit et ouvert à tous.

Je suis une couchsurfeuse de longue date. Baroudeuse dans l’âme, je me suis inscrite à la communauté lors de mon tour de monde il y a 6 ans. La première fois que j’ai couchsurfé, en tant que voyageuse, l’expérience a été vraiment très positive. J’ai continué, et pas seulement en tant que voyageuse. J’ai aussi reçu pas mal de couchsurfer à la maison. C’est une bonne façon de partager une culture, une langue, de faire de nouvelles rencontres. Après, c’est vrai que je trouve que le site manque de cadre, il y a parfois des personnes parasites. Il arrive aussi que le confort et l’hygiène ne soient pas, disons-le, toujours optimal !”, témoigne Laure.

Le Nightswapping, à la frontière du couchsurfing et de l’échange de maison

En conservant ces valeurs d’échanges, le Nightswapping permet de remettre au goût du jour des pratiques anciennes, en s’ouvrant à tous les types de voyageurs. Couple, étudiant, famille, baroudeur… en déplacement pour une nuit, ou en vacances pour un mois, tout le monde peut séjourner gratuitement simplement en jouant le jeu et en devenant hôte à son tour.

Pas facile me direz-vous ? Pas si sûr…

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